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Après la publication en Juillet dernier du décret sur l’obligation d’inventaire des gaz à effet de serre (article 75 de la loi Grenelle 2), celle sur l’obligation de transparence et de reporting en matière de RSE (article 225 de la même loi) se fait toujours attendre. Pour autant, la RSE Responsabilité Sociétale d’Entreprise se déploie et monte en puissance dans les grands groupes et les PME, dans le sillage d’initiatives internationales (ISO26000, GRI, Global Compact), nationales (déclinaisons du Grenelle) ou locales grâce aux collectivités.
Dans le même temps les réseaux sociaux investissent le monde de l’entreprise pour devenir… des RSE Réseaux Sociaux d’Entreprises.
RSE, le sigle magique de notre époque ? Le rapprochement entre Responsabilité Sociétale et Réseaux Sociaux n’est pas anecdotique. En jeu, les nouvelles solidarités, la prise en compte des parties prenantes au-delà de la vision classique du marché par le dipôle client/fournisseur, mais aussi les nouveaux modes d’interaction, de collaboration créative au-delà des frontières de l’entreprise. A coup sûr, la RSE responsabilité sociétale et les RSE réseaux sociaux sont désormais des leviers de création de valeur incontournables.
Tout comme l’innovation. Et on voit bien aujourd’hui que le développement durable dans toutes ses dimensions est l’un des premiers moteurs de l’innovation : accroissement des performances certes, mais aussi réduction des consommations, des pollutions, mise en œuvre de collaborations nouvelles et de réseaux intelligents.
L’agenda des mois à venir est chargé, tant au plan international que national : conférence de Durban sur le climat et l’avenir du protocole de Kyoto, célébrations Rio+20, échéances politiques en France. Faut-il en attendre une impulsion nouvelle dans la promotion des politiques de développement durable et de RSE ? Les entreprises les plus avisées savent qu’elles ont dès maintenant besoin d’un écosystème élargi prospère pour se développer : c’est la raison d’être de leur stratégie RSE. |